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Chetaibi : Les habitants vivent le calvaire

dimanche 21 décembre 2008


Chetaibi : Des quartiers sans eau durant des jours à Bérrahal
Les habitants vivent le calvaire
Les défaillances dans l’alimentation en eau potable pour les habitants de la commune de Berrahal prennent des proportions alarmantes.

Certains quartiers sont sans eau depuis plus de cinq jours.

A signaler que d’autres cités sont toujours alimentées par une eau de très mauvaise qualité, avec un arrière-goût désagréable et une couleur jaunâtre, en plus d’un taux de calcaire très élevé.
Aujourd’hui, elles sont rares les familles à Berrahal qui consomment cette eau, qui provient de la nappe phréatique de Guerbès, située dans la wilaya de Skikda, et destinée également à l’alimentation des villes de Chétaïbi et des localité d’El Eulma et Chorfa (Annaba).

L’entreprise de la gestion de cette source vitale, à savoir la SEAAL, implantée à Berrahal, semble être impuissante devant les nombreuses fuites relevées dans les différents réseaux d’AEP, et ce, en raison de l’absence de matériel adéquat.

Pourtant, les habitants des ces régions n’ont pas cessé d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur cette situation.
Ce problème a d’ailleurs été soulevé lors de nombreuses réunions du conseil exécutif de wilaya, voire même auprès du ministre de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques durant sa dernière visite sur les lieux.

En vain. Face à cette situation qui perdure, la plupart des habitants s’approvisionnent à partir d’autres sources, tels les puits, abondamment utilisés à Berrahal, et dont pourtant la majorité est sans analyse, boudant l’eau des robinets, même pour laver le linge.

Du côté de l’entreprise en charge de la gestion des eaux, on continue à soutenir que cette eau répond bel et bien aux normes de consommation. Livrées à elles-mêmes, les familles se sont rabattues sur l’eau de source, au prix fort.
Par la force des choses, cet état de fait a vu naître un nouveau commerce, totalement illicite, celui de l’eau potable, lequel a vu le jour depuis un certain temps déjà à l’ex-Aïn Mokra.

Des propriétaires de camionnettes et autres Mazda se sont spécialisés dans l’approvisionnement des populations en eau à partir de sources de la daïra de Chetaïbi, à raison de 100 DA le jerrican de 20 litres.
Par
Ahmed -Ramy B.
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Chetaibi : Des aides en perspectives ?

vendredi 12 décembre 2008


Chetaibi : Développement local : La wilaya accorde une aide de 285 MDA
Près de 285 MDA (millions) du budget primitif de la wilaya de l’année 2009, qui a été adopté récemment en session ordinaire de l’assemblée populaire de wilaya, ont été octroyés au titre des aides au profit des communes.
Ce geste de solidarité ou de soutien de l’Etat, par le truchement de la wilaya, tend à s’inscrire dans la durée, révélant ainsi que les communes n’ont pas les capacités financières pour répondre aux attentes et autres préoccupations des populations.

Celles-ci ont des difficultés à combler les déficits financiers, qui s’accroissent d’année en année, limitant leur marge de manœuvre, et de ce fait, sapent leur crédibilité vis-à-vis des administrés.

Cet argent, octroyé par la wilaya, devra servir, comme les années précédentes, à l’amélioration de l’AEP, la réfection des réseaux d’assainissement et d’éclairage public, la création d’aires de jeux et la prise en charge d’autres préoccupations en rapport avec le vécu des populations.

Fort heureusement, l’essentiel de cette aide est allé aux communes rurales, qui manquent de tout, à l’instar d’El Eulma, Chetaïbi, Oued Aneb, Chorfa et Seraïdi.

Ces dernières ont du mal à rattraper le retard en matière de développement et à répondre aux multiples attentes de leurs populations.
Par
Leïla Azzouz
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Chetaibi : Annaba : Un Port de Peche Pour le Coquette

lundi 1 décembre 2008


Chetaibi : Annaba : Un port de pêche pour la Coquette

Il sera procédé à l’installation d’une station Naftal pour résoudre le problème du gasoil au niveau du port de Annaba.
Un port plus performant à même de permettre le développement du secteur de la pêche à l’horizon 2010.

La proposition a été retenue à l’issue de la rencontre, consacrée à l’insécurité et l’hygiène de la structure portuaire, et ayant regroupé les marins pécheurs, armateurs et mandataires, avec le premier responsable de la wilaya de Annaba et les différentes administrations liées au port.
Les intervenants ont émis le souhait de voir le dispositif sécuritaire renforcé dans cette zone soumise à de nombreuses agressions et de multiples vols.
Ils ont, par ailleurs, demandé son intégration au port commercial.
Outre l’insécurité, les intervenants ont évoqué le problème de l’hygiène, lié au manque d’eau potable, dans une zone aussi sensible que le port de pêche.
Le tri et la vente du poisson se faisant dans des conditions d’insalubrité totale.
Et l’avenir des ressources halieutiques, étant les pêcheurs ont montré du doigt les propriétaires des grands chalutiers qui procèdent à une pêche sans limite même en période de reproduction. Un acte, que le chef de l’exécutif a qualifié de crime écologique.
Abordant la question des eaux usées déversées au port de pêche, le wali a ordonné la création d’une station d’épuration si cela s’avère nécessaire.
Quant à la pêcherie de Annaba, le wali rappellera que sa gestion a été confiée à l’APC de Annaba avant de souligner que «sa bonne gestion nécessite la présence permanente d’un vétérinaire pour contrôler, d’une part, le produit pêché, et d’autre part, établir des statistiques pouvant permettre de connaître avec exactitude la quantité de poisson transitant par le port».
Quant aux cases pécheurs, le responsable de l’exécutif a déclaré que «ce qui a été décidé pour le port de Chetaïbi, le sera pour le port de Annaba».
Pour cela, une enveloppe financière sera dégagée pour venir à bout du problème des cases. D’autres décisions on été également prises lors de cette rencontre, notamment l’installation d’une station Naftal, pour résoudre définitivement le problème du gasoil au niveau du port de Annaba. Aussi, l’accès au port sera désormais réglementé.
Cette décision a été prise après qu’il s’est révélé que seul un mandataire exerçant au niveau du port sur les 300 présents est détenteur de registre du commerce légal.
Wahida BAHRI
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Chetaibi :Pas de nouveau port

dimanche 30 novembre 2008


Chetaibi : Le nouveau port sera réalisé à Annaba et non à Chetaïbi

La réalisation d’un nouveau port de pêche dans la wilaya de Annaba est effective. L’opération est déjà inscrite dans le second programme quinquennal 2009/2014.

Avec cette déclaration, faite lors de sa visite de travail effectuée dimanche dernier à Annaba, Smaïl Mimoune, ministre de la Pêche et des Ressources halieutique, a ainsi mis fin aux spéculations autour de ce très attendu projet.
Car, dans le monde de la pêche à Annaba, l’on avait toujours pensé que c’était la commune de Chétaïbi qui devait abriter cette infrastructure portuaire, de par le déficit criard en termes de postes à quai dont souffrent les travailleurs de la mer.

Présents en force lors des journées de sensibilisation sur la pêche et l’aquaculture, organisées les 26 et 27 du mois en cours au théâtre Azzeddine Medjoubi de Annaba, les marins-pêcheurs de Chétaïbi étaient quelque peu dépités lorsqu’ils ont appris de la bouche du ministre que leur commune était inscrite pour bénéficier uniquement de l’extension de son port de pêche. « Le nouveau port de pêche va être réalisé à Annaba et non à Chétaïbi.
Cette dernière va seulement bénéficier de l’extension de son port de pêche », avait tenu à préciser Smaïl Mimoune.
Il a également souligné que contrairement au nouveau port de Annaba, cette opération d’extension était inscrite dans le programme quinquennal en cours. Et de rappeler que dans le cadre de celui-ci, le secteur de la pêche a bénéficié d’une enveloppe de 14 milliards de dinars pour le développement et l’appui aux différents programmes prévus à court et moyen termes. Mais, c’est surtout vers le développement de l’aquaculture saharienne et celle des Hauts-Plateaux qu’est essentiellement orientée la stratégie de développement de la pêche en Algérie, a-t-il ajouté.
Avec ses quatre plages d’échouage et une flottille de pêche composée de 433 embarcations, dont 35 chalutiers, 119 sardiniers, 273 petits métiers et 6 corailleurs, le secteur de la pêche à Annaba semble être bien pris en main.
Cependant, beaucoup reste à faire en matière de promotion des exportations des produits de la mer. Pour ce faire, bon nombre d’opérateurs activant dans ce circuit préconisent, dans un premier temps, l’ouverture, à titre d’essai, d’une ligne aérienne Annaba-Rome.
En cause, les frais et les tracasseries bureaucratiques que génère le transit par la Tunisie pour l’acheminement de leurs produits vers leurs clients italiens, qui sont lourds à supporter, se plaignent certains d’entre eux.
Ils ont aussi exhorté le ministre à intervenir afin que les institutions bancaires soient moins étanches aux financements des projets de réalisation d’unités de conditionnement.
En outre, d’autres s’interrogent toujours sur la date de réouverture de la pêche du corail. Ceux-ci ont vainement attendu une réponse du ministre qui a « omis » d’aborder la question lors du regroupement régional auquel ont également pris part les animateurs du secteur des wilayas de Jijel, Skikda, El Tarf et Guelma.
Par
N. Benouaret
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Chetaibi : Annaba : Un Port pour la pègre

samedi 29 novembre 2008


Chetaibi : Annaba : Un port pour la pègre

En présence de M. Mohamed Ghazi, wali d’Annaba, qui les a réunis lundi dernier, les armateurs, patrons de pêche, investisseurs et membres de la Chambre des métiers de la pêche ont brisé la loi de l’omerta.
Une loi qui était de mise depuis plus d’une vingtaine d’années au port de la Grenouillère, poste terrestre frontalier où, selon les participants à cette réunion, tout s’achète et se vend, y compris les femmes et les boissons alcoolisées, sauf le poisson et les produits de carénage.

Les dénonciations sont d’une extrême gravité, en ce sens qu’elles portent sur un aspect intéressant non seulement le socio-économique et le sanitaire, mais également l’intégrité territoriale de notre pays. «La sécurité au port de pêche d’Annaba est totalement inexistante. Les préposés à cette mission donnent l’impression de vivre dans un centre de repos.
Des personnes n’ayant rien à voir avec les métiers de la mer y commercent librement, vendant des produits interdits sans que nul intervienne.
Ils viennent en bateaux, organisent des orgies, tabassent quiconque ose s’opposer à leurs faits et gestes et repartent en toute impunité.
Nous avons, à maintes reprises, alerté les autorités portuaires, vainement», dira un armateur. Ses propos ont été repris par plusieurs de ses homologues et les élus de la Chambre des métiers de la pêche.
Lors de cette rencontre, les difficultés matérielles inscrites à l’ordre du jour, tels les équipements des embarcations, la réalisation d’un nouveau port de pêche (ceux de la Grenouillère et de Chetaïbi étant saturés), l’accostage, la pêche illicite… sont passées au second plan.
Les propos avancés sont l’expression d’un ras-le-bol difficilement contenu depuis des années.
Ce sont ceux-là même dont se sont fait l’écho, ces dernières années, différents titres de la presse locale et nationale.
En présence de représentants des autorités portuaires, police, gardes-côtes, douanes et gestionnaires des ports, les gens de la mer d’Annaba ont réitéré leur appel de détresse.
Ils l’ont fait, non seulement pour sauver ce qui peut l’être d’une activité de la pêche en déperdition, mais aussi par patriotisme. «Seul un miracle a fait qu’il n’y ait pas eu d’attentat dans notre wilaya ces dernières années.
Tous les trafics, y compris de drogue et de blanches, s’opèrent au vu et su de tout le monde au port de la Grenouillère, livré à la pègre et à la mafia locale, nationale et internationale», martèleront, tour à tour, les armateurs et patrons de pêche.
Dans cette infrastructure où récemment il y a eu mort d’hommes, les sabres, épées, couteaux de boucher, gourdins et autres armes prohibées ont remplacé les filets, les casiers et les pièces de carénage.
Les truands et les trafiquants font et imposent leur loi.
Sans peur ni reproche, les participants n’ont pas hésité à mettre en accusation les responsables des différents services de sécurité du port. «Il y a eu récemment mort d’homme sur le port.
Ils n’ont pas répondu à notre appel au secours, lancé bien avant que survienne le drame.
Ils ne l’ont également pas fait lorsque des sabres, des épées et des couteaux de boucher ont été tirés pour agresser les armateurs et les pêcheurs.
Toute cette situation a été portée à la connaissance de la police du port en vain», ont ajouté les présents.
Et, lorsque ces accusations sont lancées devant le principal responsable de la police maritime, celui des gardes-côtes, de la douane et de beaucoup d’autres décideurs, il y a lieu de s’inquiéter quant à la gestion de cette infrastructure, frontière terrestre avec le monde extérieur.
A la présence régulière, continuelle et perturbatrice d’une activité stratégique comme la pêche, s’ajoute la présence des bandes de délinquants et celle des trafiquants de tous genres.
Sur ce port et sous les yeux des services de sécurité, le trafic de drogue, armes, de blanches, de devises… est un quotidien que vivent les principaux animateurs du monde de la pêche.
Ils l’ont dit et répété.
Hier facteur incontournable de développement socioéconomique de toute la région, le port de la Grenouillère se meurt, faute de sécurité.
Plus aucun armateur ou opérateur économique n’ose s’y aventurer sous peine d’être agressé. Faute de contrôle par les gardescôtes, les rares zones poissonneuses, y compris celles du littoral annabi, sont systématiquement pillées.
La pollution des fonds marins s’est transformée en banalité, tant et si bien que les filets ne «pêchent» plus que des tas de ferraille et autres ordures, jetés par les bateaux en rade ou les chalutiers.
L’inexistence de stations de carburant, sleep-way, roulève, l’isolement prémédité et à dessein de l’Entreprise publique économique de construction et de réparation navale (Ecorep), la nécessité de démolir le mur de «Berlin», l’abandon total qui caractérise le port de Chetaïbi, l’équivalent de plus de quatre milliards d’équipements livrés aux intempéries sur le quai Babayou de la Grenouillère, sont d’autres problèmes soulevés lors de cette réunion.
Comme cela est devenu coutumier, le wali a aussitôt décidé de prendre les premières mesures. En attendant la réalisation d’un nouveau port de pêche, inscrit au programme du ministère compétent en la matière, le directeur de l’exécutif a décidé la démolition du mur de «Berlin», le renforcement des moyens de contrôle au poste de police, la descente de police 24 h sur 24 sur le port, la réalisation d’un abattoir à Zaouia (Chetaïbi) et de cases pour les pêcheurs, la réactivation des deux stations d’approvisionnement en carburants et lubrifiants des embarcations.
Les mêmes engagements avaient été pris par les prédécesseurs de l’actuel wali.
Ils n’ont pas été tenus à ce jour.
En sera-t-il autrement après cette rencontre ?
A. Djabali
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Chetaibi : Trafic de bétail démantelés

lundi 17 novembre 2008


Chetaibi : Activant à l’Est du pays
Un important réseau de vol de bétail démantelé à Annaba
Par :B. Badis

Les bêtes sont assommées à coups de gaz lacrymogène, avant d’être égorgées et dépecées, puis transportées dans des camions-frigos, vers d’autres destinations.

Deux membres d’un important réseau, spécialisé dans le vol du cheptel, activant principalement à l’est du pays, ont été arrêtés, dans la nuit de samedi à dimanche, à Oued El-Aneb, 30 km à l’ouest de Annaba.

Les deux malfrats ont été arrêtés en flagrant délit par les éléments de la gendarmerie à bord d’un camion semi-remorque.
Immatriculé à Khenchela, ce dernier transportait 77 têtes d’ovins, appartenant à un éleveur de la commune de Treat.
Originaires de Batna, les deux mis en cause, à savoir C. A., âgé de 33 ans et père de trois enfants, et D. H., 50 ans et père de six enfants, ont été placés, hier, par le procureur de la République près le tribunal de Berrahal, sous mandat de dépôt.
Trois autres membres de ce réseau qui, au moment des faits, étaient à bord d’un autre véhicule, ont réussi à prendre la fuite.
Identifiés comme étant originaires de la wilaya de Khenchela, les trois complices sont activement recherchés.
Depuis l’hiver 2004, plusieurs filières, spécialisées dans le vol de cheptel, opérant principalement sur l’axe Oued El-Aneb-Chetaïbi, ont été démantelées.
L’on se rappelle celle mise hors d’état de nuire par les Patriotes de la localité El-Azla, lors d’une opération de routine de contrôle des maquis.
Une dizaine de trafiquants, armés jusqu’aux dents et qui se faisaient passer pour des terroristes, ont été arrêtés.
Les éleveurs installés à la lisière des monts de l’Edough, estiment à ce sujet, qu’il est très difficile de procéder à la surveillance des troupeaux, notamment sur le tronçon Oued El-Aneb-Chetaïbi-El-Azla où les pâturages se comptent sur les bouts des doigts, car la forêt occupe la majorité de la superficie de ces communes. “Nous n’avons pas le choix.
La forêt demeure l’unique salut pour nous et nous ne pouvons en aucun cas, surveiller de près nos bêtes, en raison de plusieurs paramètres dans le volet sécuritaire”, ont tenu à préciser des éleveurs.

Aujourd’hui, ces malheureuses victimes, dont certaines d’entre elles ont été totalement ruinées en raison du pillage de leurs troupeaux, semblent être impuissantes face aux multiples filières de brigands, qui ont jeté leur dévolu sur ces régions, déjà meurtries dans un passé récent, par les actes terroristes.
“Nous avons déjà eu affaire à ces pilleurs.

Ils sont armés et très dangereux et surtout ne reculent devant rien”, signalent certains d’entre eux. Mieux encore, à Annaba, les pirates des grandes plaines n’arrêtent jamais d'inventer “la bonne formule” pour arriver à atteindre leurs projets criminels.
Ainsi, après les massacres des abeilles par des pilleurs de miel à l’aide d’insecticides, auxquels ont fait l’objet, ces dernières années, des dizaines de ruches dans les région de Berrahal, Oued El-Aneb, Tréat et Chetaïbi, les voleurs de bétail, eux, ont choisi “la bombe lacrymogène”, selon les affirmations de certains éleveurs, dont le cheptel a connu un pillage systématique, depuis plus d’une décennie.

Les bovins seraient très sensibles aux effets du gaz lacrymogène.
Les victimes expliquent qu’il suffit juste d’asperger le bovin pour qu’il soit maîtrisable dans le secondes qui suivent.
Le reste suit comme sur des roulettes, dit-on. La bête est alors attirée sans grande difficulté vers un camion de transport stationné juste au bord de la route ou bien elle est tout simplement égorgée, dépecée et puis placée dans un camion-frigo.
“Sincèrement, nous avions toujours pensé que nous avions affaire à des groupes terroristes qui activent dans les monts de l’Edough.
Jusqu’au jour où un des bergers a repéré un camion-frigo caché derrière les arbres et dont les propriétaires étaient en train de charger la carcasse d’une vache”, signalent des éleveurs de la région de Aïn Abdallah, à une dizaine de kilomètres de Chetaïbi.

B. BADIS
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Chetaibi - Exploitation de la foret

mercredi 5 novembre 2008


Chetaibi : Forêts : Près d'une centaine d'infractions au code des forêts enregistrées à Annaba. 05-11-2008

Près d'une centaine (90) de procès verbaux d'infraction aux dispositions du code des forêts ont été dressés, depuis le début de l'année, à l'encontre de braconniers qui exploitent sans autorisation les ressources forestières, a-t-on appris, mercredi, de la conservation des forêts.

Les P.V d'infraction, "communiqués à la justice", concernent des coupes illicites, l'exploitation du bois de forêts pour son utilisation dans la construction, des incendies volontaires et l'exploitation agricole sans autorisation de parcelles du domaine forestier, a précisé la même source. Les pertes engendrées par ces actes sont estimées à 4 millions de dinars, a-t-on également souligné.

La wilaya de Annaba compte une superficie forestière estimée à 74.000 hectares, composée essentiellement de chêne zen, de chêne-liège, de pin et de maquis, en plus de nombreuses espèces végétales pouvant être exploitées dans divers domaines de la transformation.

Cette wilaya produit près de 4.000 quintaux de liège, dont 3.000 quintaux dans les forêts de Séraïdi, de Chetaïbi et d'Oued el Anab, auxquels s'ajoutent 5.000 m3 de bois, dont 3.500 m3 destinés au secteur industriel.

La revalorisation des forêts de l'Edough et la rentabilisation du patrimoine forestier, notamment le bois et le liège, ont nécessité le lancement d'un programme de travaux forestiers prévoyant l'ouverture de pistes, l'aménagement et l'entretien de points d'eau, la régénération du chêne-liège, l'entretien des forêts et l'encouragement des activités agricoles forestières, notamment l'élevage et la production fruitière.
APS
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Chetaibi - Ou sont les programmes touristiques

mercredi 22 octobre 2008


Chetaibi : Développement du tourisme et des transports : Quel avenir pour les projets structurants ?
Les pouvoirs publics de la wilaya observent, depuis quelques mois, un silence total vis-à-vis du devenir de nombreux projets structurants, lesquels pourtant, s’ils venaient à être mis en œuvre, pourraient changer le paysage socio-économique de la wilaya.
Il y a d’abord la réalisation d’un village touristique, programmée à Sidi Salem et confiée à un investisseur Emirati.

Ce projet a été présenté, rappelons-le, au président de la République lors de sa dernière visite de travail et d’inspection dans la wilaya. D’ailleurs, le premier magistrat du pays a conseillé à cet investisseur de penser, d’ores et déjà, à l’entretien et à la maintenance de son infrastructure touristique.

Le deuxième projet concerne la réalisation d’un tramway dont l’étude, élaborée par un bureau étranger, à la demande de l’entreprise Métro d’Alger, avait suscité des réserves concernant le tracé de ce moyen de transport, qui prévoit un passage par le cours de la Révolution et le siège de la wilaya.

L’ex-ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, avait estimé, lors d’une visite de travail et d’inspection, qu’un tramway qui ne passe pas à l’intérieur d’une ville n’aura aucun impact sur la vie urbaine.
Là aussi, les choses sont restées au point de départ, et Annaba attend toujours une éventuelle relance de ce projet devant désengorger la circulation et rendre un grand service à la population de la ville et à celle de sa périphérie, qui éprouvent des difficultés à se déplacer d’un coin à un autre.

Le troisième projet, qui porte sur la construction d’une grande mosquée sur les hauteurs d’El Bouni, initiative émanant d’une association, est toujours en attente. Prévu en août prochain, le démarrage des travaux de réalisation de ce lieu de culte de grande dimension de par l’importance des structures et les équipements qu’il devra comporter, a été reporté à une date ultérieure.

Mais, les promoteurs de ce projet promettent que le coup d’envoi de celui-ci se fera très bientôt.
D’autres projets, aussi importants les uns que les autres, sont également en attente de lancement.

Il s’agit notamment de l’aménagement des entrées sud et ouest de la ville de Annaba, où l’on prévoit l’injection d’investissements dans la perspective de promouvoir le secteur des services et de rendre son attrait à la Coquette, qui a beaucoup perdu de son charme et de sa beauté.

Qu’en est-il également de la promotion de l’investissement dans les zones d’extension touristique (ZET) de Oued Bagrat, Chetaïbi, Sidi Salem et Aïn Achir, où les choses sont restées au stade de l’intention ?

Les pouvoirs publics craignent-ils le détournement des ZET à d’autres fins autres que l’activité touristique, ou la dénaturation de ces sites ? Tous ces projets nécessitent un suivi des pouvoirs publics et même des élus et des citoyens qui, par le truchement du mouvement associatif, peuvent exprimer leurs inquiétudes quant à leur aboutissement.
Par
Tewfiq G.
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Chetaibi : Detenidos 18 emigrantes ilegales frente a las costas de Annaba

samedi 11 octobre 2008


Chetaibi : Detenidos 18 emigrantes ilegales frente a las costas de Annaba
Los guardacostas argelinos han detenido a 18 emigrantes ilegales frente a las costas de Annaba, en el este del país, informaron hoy fuentes oficiales.

Las 18 personas, de entre 19 y 34 años, fueron detenidas la pasada noche cuando intentaban cruzar el Mediterráneo a bordo de una embarcación artesanal y han sido puestas a disposición del fiscal de Annaba, que ha ordenado la comprobación de su identidad.
Las mismas fuentes explicaron que esta medida se debe a que en muchas ocasiones los emigrantes ilegales proporcionan información falsa sobre su identidad.
El grupo de ilegales se había embarcado en la playa de Chetaibi e intentaba alcanzar las costas italianas.
El pasado agosto el Gobierno argelino endureció la legislación en materia de emigración ilegal, con penas de hasta seis meses de prisión para los clandestinos y de hasta diez años para los miembros de las redes de tráfico de personas.
Este domingo un tribunal de Orán, en el oeste de Argelia, dictó la primera sentencia en aplicación de esta nueva legislación y condenó a ocho jóvenes, entre ellas dos muchachas, a seis meses de prisión condicional y a una multa de 10.000 dinares (cerca de 100 euros).
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Chetaibi : Emmigration clandestine

mercredi 8 octobre 2008


Chetaibi : ÉMIGRATION CLANDESTINE

38 harraga interceptés à Annaba
08 Octobre 2008 -

Les gardes-côtes de la wilaya de Annaba ont intercepté, dans la nuit de lundi à mardi, un premier groupe de 18 candidats à l’émigration clandestine à bord d’une embarcation de fortune alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée.
Ces harraga, âgés entre 18 et 34 ans, ont pris le départ la veille à partir de la côte ouest de Chetaïbi.
Cependant, à 6 miles du lieu de départ, le moteur de l’embarcation est tombé en panne, les empêchant ainsi d’effectuer la traversée.
Essayant tant bien que mal de regagner le rivage de Chetaïbi, les harraga n’ont pu lutter contre le courant qui a fait dériver l’embarcation jusqu’à la zone maritime du port où ils ont été repérés par les gardes-côtes.
L’alerte a été donnée et le déploiement du dispositif de sauvetage a été lancé, en collaboration avec les éléments de la Protection civile de Annaba.
Repêchés dans un état presque hypothermique, les 18 harraga dont 4 Algérois, ont reçu les premiers soins avant de regagner la terre ferme.
Ils ont été présentés mardi devant le procureur de la République qui a ordonné la vérification de leur identité, de concert avec les services de l’état civil.
Cette mesure intervient en exécution d’une nouvelle mesure dictée par le fait que les candidats à l’émigration clandestine ont souvent donné de fausses informations concernant leur identité.
Dans le même sillage, les gardes-cotes de Annaba ont intercepté, lors d’une opération de contrôle de routine, un second groupe composé de 20 harraga à bord de deux embarcations à environ 4 miles au large de Ras El Hamra dans la nuit de lundi à mardi, dont le départ a été opéré de la plage de Aïn Barbar.
En toute vraisemblance, il semble que le feuilleton de l’émigration massive et clandestine a repris de plus belle.
Toutefois, il convient de noter que les gardes-côtes de Annaba ont beaucoup de pain sur la planche, notamment les prochains jours.
Car, selon certaines informations en notre possession, ces harraga feraient partie d’un groupe de plus de 300 personnes, qui, profitant des bonnes conditions climatiques, prévoient de prendre le large, à partir des plages de Sidi Salem, Seybouse, El Chatt, Oued Bakrates, Aïn Barbar, Chetaïbi et El Kala à bord de 30 embarcations.
R.N
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Chetaibi : Départ de harragas autre article


Les éléments des gardes-côtes de la façade est, ont intercepté avant-hier, un groupe de 18 jeunes harraga, à 600 milles au nord de Aïn Barbar. 14 d'entre eux sont de Annaba et 4 d'Alger. Agés de 19 à 34 ans, les rescapés avaient cotisé entre 30.000 et 80.000 DA pour l'acquisition d'une barque artisanale.
Le départ s'était effectué vers 20h30, à hauteur de Chetaïbi.
Présenté au procureur de la République près le tribunal de Annaba, 16 harraga on fait l'objet d'une citation directe et 2 autres placés sous mandat de dépôt pour agressivité à l'encontre des gardes-côtes.

Un autre groupe composé de 17 harraga, dont un mineur, a été intercepté au large de Ras El-Hamra.
Cette fois-ci, le groupe se constituait à forte majorité de 11 personnes de Jijel et 6 de Annaba.
Après les formalités d'usage, les harraga ont été présentés au procureur de la République.
Les deux groupes interceptés confirment, l'existence de réseaux tentaculaires à même de toucher les zones éloignées de la côte annabie.
Au total, donc 35 harraga ont été sauvés.
Selon le chef de la station maritime principale, M. Zaïdi Abdelaziz, la requête du procureur de la République, celle de procéder à la vérification des identités, est une première, et cela éviterait, sans aucun doute, toute fausse déclaration qui pourrait induire en erreur les autorités concernées.

«Le premier groupe a été sauvé d'une mort certaine, au vu de l'embarcation saisie», a déclaré M. Zaïdi, hier au niveau de la station.
Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com
D'apres Le Quotidien d'Oran. Par Hocine Kedadria. Le 8 octobre 2008.
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Chetaibi : Départ de harragas


Chetaibi :
Algérie: 35 émigrants clandestines interceptés

ALGER, 7 octobre (Xinhua) -- Deux groupes de candidats à l'émigration clandestine, d'un nombre total de 35 personnes, ont été interceptés, depuis lundi soir au large des côtes d'Annaba ( nord-est de l'Algérie, à la frontière avec la Tunisie), alors qu'ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord d'une embarcation artisanale, a rapporté mardi l'agence de presse algérienne APS citant une source des gardes-côtes.
Dix-huit émigrants clandestins, âgés entre 19 et 34 ans, ont été interceptés, dans la nuit de lundi à mardi, au large des côtes d'Annaba et ont été présentés mardi devant le procureur de la République près le tribunal d'Annaba qui a ordonné la " vérification de leur identité de concert avec les services de l'état civil", selon la source.
Cette mesure intervient "en exécution d'une nouvelle mesure dictée par le fait que les candidats à l'émigration clandestine ont souvent donné de fausses informations concernant leur identité ".
Originaires de Annaba (pour 14 d'entre eux) et d'Alger, ces émigrants clandestins "auraient embarqué au niveau de la côte de Chetaibi", a indiqué la même source.
Par ailleurs, 17 nouveaux candidats à l'émigration clandestine ont été interceptés mardi au large des côtes d'Annaba à bord d'une embarcation traditionnelle, a indiqué l'APS citant toujours une source des gardes-côtes.
Ces émigrants clandestins, âgés entre 17 et 30 ans sont le deuxième groupe d'émigrants clandestins que les gardes-côtes interceptent au large d'Annaba en moins de 24 heures alors qu'ils tentaient de rejoindre la rive Nord de la Méditerranée, selon la même source.
Les forces navales algériennes avaient annoncé que pendant les six premiers mois de 2008, un total de 718 Algériens candidats à l'émigration clandestine en Europe ont été arrêtés et 38 embarcations saisies par les gardes-côtes.
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Chetaibi : Des sangliers sur les routes?

lundi 6 octobre 2008


Chetaibi : Les sangliers menacent les récoltes
Les zones d’habitations, situées au piémont des monts de l’Edough, et même certains centres urbains, notamment de la plaine ouest de la coquette et de Berrahal, sont infestées par une horde de sangliers qui menacent les ruraux et leurs cultures.
Aujourd’hui, plus que jamais, les populations font face à ces “envahisseurs” pas comme les autres.

Leur nombre, allant toujours en s’accroissant depuis le début des années 1990, a débordé les pâturages, les maquis et le dense massif forestier qui font la beauté et la richesse agropastorale des villages et hameaux des zones s’étalant de Berrahal à Chetaïbi et d’El-Eulma à Aïn Berda.
Les sangliers occupent des plaines entières et menacent aussi bien les cultivateurs, dont ils dévastent les récoltes agricoles, que les populations rurales.
Il ne se passe pas un soir sans que des citoyens fassent la mauvaise surprise de se retrouver nez à nez face à ces redoutables phacochères.
Des sources crédibles rapportent, en effet, que des citoyens avaient été attaqués et gravement blessés par des suidés aux alentours de Berrahal et du tarmac de l'aéroport Rabah-Bitat de Annaba, faisant ainsi courir un risque certain aux appareils y décollant ou y atterrissant à différentes heures de la journée.
Que faire face à une situation stressante pour le citoyen qui s’aggrave de jour en jour ?
D’autant qu’il devient de plus en plus difficile de se déplacer de nuit à pied, en vélo et voire même en voiture sur les routes de Chetaïbi, Berrahal, Oued El-Aneb et Treat, entre autres.
Le danger guette à tout moment.
“Les gens ici ne s’aventurent jamais, notamment durant la période hivernale, même pour une urgence médicale, tant les lieux sont investis par des meutes de sangliers qui sont attirées par les contenant des décharges publiques et sauvages.
Ces bêtes sauvages sortent quotidiennement du maquis de l'Edough en quête de nourriture, se hasardant jusqu'aux abords des cités habitées pour y fouiller les décharges d'ordures ménagères”, a tenu à témoigner un habitant de la cité de Draâ Errich, dans la commune de Oued El-Aneb.
Pareille situation est vécue, de nos jours, au niveau de plusieurs cités, notamment rurales.
Ainsi, après avoir provoqué des ravages dans les vergers, les champs de culture et le riche et réputé vignoble de la région d’Annaba, voici que ces envahisseurs viennent carrément brouter dans les dépôts des ordures ménagères, continuellement débordées, surtout durant le mois de Ramadhan, par des produits de plus très caloriques et sous les regards impuissants des meutes des chiens.
Provoquer des “sérénades” durant la nuit pour repousser cette présence gênante suffirait-il ? Mener des battues pour tenter de contenir cette poussée envahissante, permettrait-il d’assainir l’espace et repousser ces cochons sauvages hors des zones d’habitations ?
Il faudrait alors armer les fellahs en conséquence pour mener une telle opération. Mais suffit-il encore ?
Ou bien procéder carrément à une opération de “ratissage spéciale sangliers” ?
La solution existe à non pas en douter.
Les moyens humains et matériels ne font pas défaut aussi.
Reste la volonté et la détermination !
B. BADIS
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Chetaibi : Un été 2008 à méditer

mercredi 17 septembre 2008


Chetaibi : Un été à méditer
Une douloureuse page à tourner à Annaba
Par : Hafiza M.
Depuis hier, la page relative à la saison estivale a été tournée avec l’espoir qu’elle ne sera pas déchirée, dans le sens figuré du terme, afin de faire profiter les décideurs des enseignements à tirer, notamment des douloureux événements qu’a vécus la cité balnéaire de Chetaïbi.

Le rejet des populations locales de touristes et d’estivants n’est pas le mal proprement dit, mais les symptômes d’un malaise qui range le tourisme national.
Malgré une affluence plus importante par rapport à l’an dernier sur ses plages, avec près de 3 500 000 baigneurs, la wilaya d’Annaba n’a cependant pas connu les résultats escomptés.
En effet, la majorité de ces baigneurs n’ont fréquenté ni les infrastructures hôtelières ni les restaurants de la région.
Ils sont, soit des riverains des plages, soit des excursionnistes, soit des touristes en transit par Annaba lors de leurs déplacements en Tunisie.
Le manque d’infrastructures hôtelières, malgré l’ouverture cet été d’un hôtel 3 étoiles de 136 lits au bord de la mer et la qualité assez médiocre, du moins pour la majorité d’entre eux, des services offerts aux visiteurs, reviennent chaque année pour expliquer l’échec de la saison.
À cela, il convient d’ajouter l’insuffisance criante de loisirs et le manque d’exploitation des richesses touristiques extraordinaires de la wilaya qui possède aussi bien des baies paradisiaques, que des montagnes boisées.
Au cours de cet été, les efforts des autorités locales se sont particulièrement portés sur le village de Chetaïbi qui a connu une amélioration urbanistique conséquente comme le développement des réseaux AEP et l’éclairage public.
Mais pour d’aucuns, ces efforts auraient dû être consentis au lendemain des émeutes qui ont secoué le village au printemps dernier, au cours desquelles les habitants sont sortis dans la rue pour exiger l’amélioration de leur cadre de vie.
Ce qui s’est passé à Annaba aurait dû se passer ailleurs, sur d’autres plages algériennes, car le constat est le même, mais la goutte qui faisait déborder le vase était présente à Chetaïbi.
Les Algériens n’en veulent pas de ces millions d’excursionnistes contre la centaine de touristes sur leurs plages.
Hafiza M.
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Chetaibi : Les suites des événements

mardi 16 septembre 2008

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L’Algérie profonde (Mardi 16 Septembre 2008)

 

Après les événements de Jijel et Annaba

Affluence record à El-Tarf

Par : Boudjemaa Tahar

Le rideau est tombé, hier, sur l’édition 2008 de la saison estivale à El-Tarf. Moins de trois millions d'estivants ont déferlé cette année sur les 14 plages autorisées à la baignade. Selon les estimations de l'officier des sapeurs-pompiers, ils sont deux millions trente mille baigneurs à avoir fréquenté les plages de la wilaya. 
Selon notre interlocuteur, les plages les plus prisées sont celles d’El-Mordjane, de Messida 1 et 

Messida 2, de Cap Rosa et de la Vieille Calle.

À vrai dire, les plages de la wilaya sont épargnées par toute forme de pollution. Avec cette affluence, les sapeurs-pompiers ainsi que les éléments des services de sécurité ont été mis à rude épreuve, en particulier les premiers jours de l'ouverture de la saison.

Ainsi, 1 925 int  erventions avaient été enregistrées ayant permis aux sauveteurs d'arracher 1 184 personnes d'une mort certaine, de prodiguer des soins sur place pour 997 noyés et d'évacuer 108 autres personnes.

Notre interlocuteur déplore la mort de 5 personnes durant cette saison. Pour rappel, en 2007, seulement 1 600 000 baigneurs ont choisi les plages de la wilaya d'El-T

arf et les interventions des pompiers ont été moindres.

C'est à partir du 28 août que les motels, hôtels campings de la région ont commencé à être désertés par les estivants dont certains ont vu de toutes les couleurs pour dénicher une place. 
À cause du déficit en infrastructures d’accueil au niveau de la wilaya d'El-Tarf, plusieurs centaines de vacanciers ont séjourné dans des garages faisant fi des règles élément

aires d'hygiène et de sécurité. La ville d'El-Kala, qui a l’habitude d'accueillir à elle seule trois millions de vacanciers, a enregistré un pic à la seconde semaine du mois d'août, juste après les attentats de Jijel et les émeutes de Chétaïbi à Annaba. 
Enfin, El-Kala qui a reçu le plus grand nombre d'estivants a été choisie non seulement pour la sécurité qui y règne mais aussi pour ses sites encore vierges et paradisi

aques. En matière d'accueil, c'est toujours l'hôtel El-Mordjane, à deux pas de l'eau, qui est la destination privilégiée des vacanciers venus surtout des villes de l'intérieur comme Biskra, El-Oued, Constantine, Tébessa et Batna.

Boudjemaa Taha




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Chetaibi : Lenteurs dans l'éxécution de Projets

lundi 15 septembre 2008


Chetaibi : LENTEURS DANS L’EXÉCUTION DES DIFFÉRENTS PROJETS Plusieurs communes en difficulté à Annaba
Les dernières sorties du wali de Annaba à travers les communes et localités agro-pastorales de Aïn Berda, Tréat, Chorfa, El Eulma, Chetaïbi ont suggéré la même question que les précédentes années : d’où chaque habitant tire-t-il les moyens d’acquérir le nécessaire pour survivre ?Le chômage semble s’être solidement ancré dans ces communes malgré les importantes possibilités de création de postes de travail dans le secteur de l’agriculture dont l’élevage, la production laitière et la transformation.
Les différents programmes d’aides financières et d’assistance mis en application par le ministre de l’Agriculture n’ont toujours pas atteint les objectifs escomptés. Même si la production animale, laitière et agricole a connu une hausse sensible comparativement aux précédentes années, les résultats enregistrés n’étaient pas au rendez-vous lors de l’établissement des bilans annuels.
Ces visites de travail ont permis à M. Mohamed Ghazi, wali de Annaba, de relever le bon et le moins bon, la nonchalance et les lenteurs dans l’exécution des différents programmes de l’habitat et des équipements, l’agriculture, l’éducation, la jeunesse et les sports et la culture.
En matière d’habitat, les problèmes soulevés par les citoyens sont les mêmes.
Les logements type rural qui leur sont destinés ne répondent pas au mode de vie des attributaires. Bon nombre de ces derniers n’ont aucune ressource à même de leur permettre de verser leur quote-part financière.
D’autres refusent les logements à toiture en tuile métallique.
En matière d’équipements on en est encore à suivre des chantiers de réalisation de nouveaux établissements scolaires qui n’avancent pas pour divers motifs.
Dans le secteur de l’agriculture, agriculteurs, éleveurs, producteurs et collecteurs de lait, transformateurs de produits agricoles (conserverie, aliments de bétail, moulins et meuneries) posent de multiples problèmes.
Des agriculteurs ont exprimé leur satisfaction quant à la hausse du rendement à l'hectare des terres agricoles notamment celles destinées aux arbres fruitiers.
D’autre ont avancé le problème d’irrigation et leur impatience à voir s’achever rapidement la réalisation de deux importantes retenues collinaires d’un million de m3 à El Eulma et Tréat.
S’ils ont été à l'origine de la mise à plat de plusieurs problèmes liés au travail de la terre, les différentes opérations financées par le Fonds national de développement des investissements agricoles (FNDIA) et le Fonds national de la production agricole (FNRPA) ne semblent pas avoir été d’un grand secours pour le cheptel.
Dans les deux fermes d’élevage visitées tant à El Eulma qu’à Chorfa, les bêtes (bovins et ovins) sont tellement chétives qu’elles tenaient difficilement debout. Cela s’est répercuté sur la production laitière.
L’absence de pâturage et les prix spéculatifs appliqués durant cette période de sécheresse en sont les causes.
D’où l’étonnement des membres de l'exécutif et des élus présents lors de ces visites d’entendre un transformateur annoncer l’exportation par son unité à Chorfa de l’équivalent de 5 millions d’euros d’aliment de bétail vers l’Italie. D’autre projets achevés et en cours sont prévus pour être inspectés ou lancés dans les communes et localités à l’exemple de Oued El Aneb et ses localités dont Oued Zied à vocation agropastorale.
Ils sont prévus pour être inspectés aujourd’hui au lendemain même de la rentrée scolaire.
Des logements du type social locatif ou participatif y ont été réalisés.
De nombreuses réserves ont été émises quant au non-respect des normes de construction, tant les façades intérieures et extérieures, les cages d’escalier, les logements, les sanitaires et les conduites des eaux pluviales paraissent avoir été réalisés par des mains inexpertes.
Les mêmes réserves seraient également applicables à la maison de jeunes en voie d’achèvement et autres équipements collectifs dans le chef-lieu de commune et dans les localités.
A Oued El-Aneb comme à Oued Errich, hier déclarées zones interdites par les sanguinaires ayant fait des monts de metessaâ leur quartier général, la majorité des jeunes des deux sexes est confrontée à un chômage chronique. Et même si de nouveaux établissements scolaires y ont été réalisés, la situation des habitants ne s’est toujours pas améliorée. A. Djabali
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Chetaibi : Premier Festival National des Jeunes Écrivains et Poétes

mercredi 27 août 2008


Chetaibi : Culture : PREMIER FESTIVAL NATIONAL DES JEUNES ÉCRIVAINS ET POÈTESÀ la recherche de jeunes talents
Le premier Festival national des jeunes écrivains d’expression arabe a pris son envol le dimanche 24 août à Annaba et Chetaïbi.

Jusqu’au 27 août, date prévue pour la clôture, des dizaines de jeunes filles et garçons, encadrés par les membres de l’Union des écrivains algériens, se relayeront au micro pour apporter leur contribution à l’enrichissement de la littérature et la poésie arabes.

D’autres, regroupés en ateliers, auront pour mission d’approfondir la question ayant trait au développement de l’activité littéraire dans l’ensemble des wilayas du pays.

La manifestation a été officiellement lancée par M. Mohamed Ghazi, wali de Annaba, au palais de la culture et des arts Mohamed- Boudiaf (Annaba).

Outre celle des représentants de 25 wilayas du pays y compris dans les arts lyriques, ce festival national a également enregistré la participation du vice-président de l’Union des écrivains arabes. Aussitôt la cérémonie d’inauguration achevée, les festivaliers ont pris la route vers Chataïbi, à 70 km du chef-lieu de wilaya de Annaba.

C’est dans cette commune récemment secouée par des incidents et vidée d’estivants, sous la contrainte des habitants, les organisateurs ont choisi d’installer leur campement. Le camp de toile Noor implanté sous des peupliers millénaires au lieu dit La Fontaine romaine sert de planche de théâtre à cette masse d’hommes et de femmes venus présenter leurs œuvres littéraires et lyriques.

Choix pertinent en ce sens que ce camp de toiles s’est avéré adapté à ce type de manifestation compte tenu de sa proximité avec la mer, la montagne et le maquis. Il a stimulé l’inspiration des poètes et écrivains participants.
Mlle Fennouh Afaf, commissaire du festival, semble avoir bien pensé son organisation en décidant d’honorer de son vivant Chéribet Ahmed Chéribet, l’un des plus anciens et fidèles de la poésie arabe dans le pays.
Un hommage qui se voulait à la mesure de cet homme qui, malgré sa maladie chronique, n’hésite pas à faire de longs déplacements à travers le pays et le monde arabe pour parler et expliquer la poésie arabe.
Une organisation bien pensée aussi avec le choix du lieu du déroulement de la manifestation à Chetaïbi.
C’est comme si Mlle Fennouh et M. Chagra Youcef, secrétaire général de l’Union des écrivains algériens, voulaient démentir l’image d’une agglomération de Chetaïbi vouée à l’insécurité.

Pour confirmer aussi qu’avec sa plus belle baie du monde, ce village côtier, enclavé au piémont de l’Edough, est une source d’inspiration. Ce rendez-vous culturel national auquel ont tenu à prendre part des représentants de plusieurs région du Sud (Béchar, Adrar, El- Oued, Biskra…) se veut un tremplin pour les contacts et échanges d’expériences entre écrivains et poètes, entre enseignants universitaires et émules de la branche littéraire et surtout pour l’éclosion de jeunes talents. Ce dernier dimanche en soirée, le camp de toile Noor, que gère Abdelhak Benmarouf, lui-même artiste, a vibré jusque tard dans la nuit au rythme de la musique et des chansons. Les ateliers de formation mis en place lundi, deuxième journée, ont pour objectif l’élaboration d’un programme annuel d’action et la recherche des moyens à mettre en œuvre pour mettre les œuvres littéraires à la portée de tous. A. Djabali
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Chetaibi et Marsa


Chetaibi et la Marsa Actualités : MARSA (SKIKDA) IMITE CHETAÏBI Les estivants chassés
Après le mouvement de foule qu’a connu Chetaïbi la semaine écoulée, à la suite du meurtre d’un jeune habitant et les graves blessures occasionnées à un autre par un malfrat, c’est au tour de la Marsa, dans la wilaya de Skikda, de vivre un scénario presque identique ce dimanche dernier. Des jeunes, en majorité des adolescents, s’en sont pris aux campeurs célibataires en provenance de différentes wilayas.La veille déjà, c’est-à-dire le samedi, ces mêmes jeunes avaient tenté d’organiser des attroupements. Ils furent rapidement et calmement dispersés par des adultes de la localité. Il s’agissait apparemment d’un repli stratégique puisqu’ils reviendront le lendemain. Ils ont aussitôt plongé dans la violence par des propos et des gestes d’expulsion de leurs hôtes de l’été. Ainsi, pour la première fois depuis la décennie noire, ressurgit une ambiance d’insurrection dans cette commune côtière de la Marsa. Selon des sources proches de l’administration communale, le décès par noyade sous les yeux de sa famille d’un médecin natif de la localité serait l’étincelle qui a allumé le brasier. Au péril de sa vie, il aurait sauvé une fille en camping de la noyade. Ajouté aux vols de voitures dont une Toyota et une Chevrolet à l’état neuf et les casses des appartements et des locaux, ce drame aurait motivé le groupe d’adolescents de ce qui s’apparente à une milice, d’effectuer une razzia dans les tentes. Leur objectif avoué était de déloger et d’expulser du territoire de la commune, les campeurs célibataires et ceux qui s’adonnaient à la consommation des boissons alcoolisées. «Le jour, ils consomment des boissons alcoolisées et la drogue. Tard le soir lorsque tout le village dort, ils commettent des vols à la roulotte et des casses d’appartements pour disparaître aussitôt», a affirmé un des jeunes habitants de la Marsa interrogé sur la brutale expulsion des campeurs. L’affolement a gagné les familles de campeurs tant à la Marsa qu’à Remaïlet, la plage voisine. La majorité a plié bagages pour rentrer jurant de ne plus remettre les pieds dans cette commune. «Le comportement de ces adolescents m’a rappelé la période d’inquisition vécue dans les communes du temps du parti dissous. J’ai la certitude que cette affaire relève de la manipulation politique. Ils sont encouragés dans leur comportement par l’absence de l’Etat. Sommes-nous chez nous en Algérie ou dans une mintaqa mouharama ?» s’est indigné un des campeurs. Originaire d’Oum El- Bouaghi d’où il était venu pour camper en famille à la Marsa, il se préparait à partir. D’autres campeurs ont affirmé que ce qui s’est passé à Chetaïbi et la Marsa loin l’un de l’autre d’une vingtaine de kilomètres, répond à une stratégie politique avec pour perspective l’élection présidentielle 2009. Il y a ceux qui estiment que ces incidents sont le résultat du clientélisme appliqué par les structures de l’Etat. Celles-ci distribueraient des subventions sans affectations précises à des associations aux activités douteuses. L’élection en nombres de membres d’APW et APC proches des extrémistes lors des dernières élections locales, est attribuée à ces associations. Il y a enfin cette autre catégorie de citoyens qui affirment que les incidents enregistrés à Chetaïbi et la Marsa seraient le résultat des enveloppes de dinars distribuées la veille aux adolescents. En contrepartie, ces derniers devaient provoquer le trouble sur la voie publique tout en veillant à respecter l’intégrité des personnes et des biens. Dès lors, rien d’étonnant que dans ces deux villages, des partis politiques s’activent à encadrer ou à récupérer le mouvement. Le phénomène risque de faire tache d’huile et de s’étaler vers d’autres localités comme Oued El Aneb et Tréat dont sont issus le complice et le meurtrier du jeune Bouaziz à Chetaïbi la semaine écoulée. Des militants d’un parti islamiste sont déjà sur le terrain pour contacter les jeunes «miliciens » et tenter de canaliser leur mouvement. Le black-out total imposé par les responsables des institutions compétentes de l’Etat à même de porter des clarifications sur ces incidents, consolide les rumeurs et accentue le malaise des populations. Les tentatives des gens de la presse d’en savoir plus sont restées vaines. A la daïra de Berrahal (Annaba) et celle de Benazouz (Skikda), toutes deux territorialement compétentes sur respectivement les communes de Chetaïbi et la Marsa à l’est du pays, les responsables commis de l’Etat ou élus se sont inscrits aux abonnés absents.
A. Djabali
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Chetaibi : Entre conservatisme et Tribalisme

dimanche 24 août 2008


Chetaibi : Reportage (Dimanche 24 Août 2008)

Les “violences côtières” de l’Est

Quand conservatisme et tribalisme règnent

Par : Salim KoudilLu :

L’été 2008 s’est distingué, entre autres, par ces violences qui ont sévi dans plusieurs régions côtières du pays. L’absence de l’état a été à chaque fois évoquée sans que personne ne daigne en donner une explication logique. Il y a cette fois ce “divorce” entre les populations locales et les vacanciers, dont l’ampleur peut nous réserver d’autres “surprises” à l’avenir, un avenir tout proche.
Pour avoir une idée plus au moins précise, nous sommes allés voir de plus près ce qui se passe dans cette région de l’est du pays, qui vient subitement de défrayer la chronique. Les incidents, qui viennent de se dérouler dernièrement à Chetaïbi (Annaba), se trouvant à 65 km du chef-lieu de wilaya, et à El-Marsa (Skikda) distante de 105 km du chef-lieu de wilaya, à 65 km de Annaba, sont les meilleurs exemples de ces “violences côtières”.


Ces deux villages côtiers ont vécu ces derniers jours des troubles bien étrangers à leur coutume.

C’est surtout Chetaïbi qui s’est “distinguée”. Connue pour sa baie (classée comme l’une des meilleures au monde), cette commune a pris rendez-vous avec la violence et aussi avec… la mort.
Tout s’est déclenché quand des malfaiteurs natifs de la commune de Oued Aneb (Annaba) ont assassiné un jeune, habitant la commune. Agé de 23 ans, Lyès Bouaziz a perdu la vie après avoir reçu un coup de couteau.
Les mêmes malfaiteurs avaient aussi agressé peu après un autre jeune, qui s’en était sorti avec une blessure plus au moins grave. Une situation, qui a amené plusieurs dizaines d’habitants de la paisible Chetaïbi à se regrouper, et une véritable chasse à l’homme avait ainsi été déclenchée. Les agresseurs étaient les premiers visés.
Leur arrestation par les services de sécurité a fait que les autochtones s’étaient “rabattus” sur les nombreux estivants se trouvant sur les plages de la commune. Ils les ont obligés (souvent avec violence) à quitter les lieux. Des dizaines de jeunes et de familles sont sortis du village dans la précipitation totale.
Dans leur “rage”, plusieurs jeunes du village ont barré la route pour interdire l’accès aux “étrangers”. Nous avons rencontré à Annaba quelques “rescapés”. Tous ont utilisé les mêmes termes de “stupéfaction” et de “surprise” pour essayer d’expliquer l’attitude des habitants de la commune côtière. “Je n’arrive toujours pas à comprendre l’hostilité et la haine que j’ai vues sur les visages de ces jeunes qui sont venus nous donner l’ordre de quitter les plages et toute la ville même”, nous dira Azzou, 25 ans qui ajoutera : “Depuis plusieurs années, je passe mes vacances à Chetaïbi et je n’ai jamais eu de problèmes.
D’ailleurs, c’est l’une des raisons qui me font venir à Annaba.” Naouri, 27 ans, un autre enfant de Annaba, s’est dit tout autant surpris par ce qu’il a vu : “Je campais tranquillement avec quelques amis sous une tente.
Devant l’envahissement des habitants et leur menace, on a dû fuir en courant et on s’est retrouvé sur la route à faire de l’auto-stop.”Du côté des autochtones, les justifications vont bon train pour expliquer ces évènements qui, selon beaucoup d’entre eux, ont terni l’image de Chetaïbi. Lors de notre passage dans le village, quelques jours après les heurts entre la population et les estivants, il n’y avait aucune trace de violence, et le calme semblait régner. Cependant, et mis à part quelques familles, les plages étaient presque vides d’estivants. “La mort de Lyes, qui était estimé par tout le monde, ne pouvait pas passer comme ça”, nous a affirmé Halim, 22 ans, chômeur. “Nous en avons marre devant cette recrudescence de violence à chaque été.
Nous sommes une population paisible, mais on ne peut plus se taire devant cette insécurité.
Déjà que nous vivons dans des conditions déplorables alors qu’on vienne nous agresser chez nous, c’est le bouquet !”
De son côté, Rabah, la quarantaine, commerçant, s’est montré encore plus alarmant sur l’avenir : “C’était prévisible depuis plusieurs mois déjà. C’est comme si on ne voulait rien faire pour régler nos problèmes.
Certes, on regrette ces expulsions d’estivants qui ont été toujours bien accueillis mais s’en était trop.” Selon lui, un “avertissement” avait été donné, il y a quelques mois, “les émeutes contre le chômage et la mal-vie avaient obligé le wali à venir pour calmer nos jeunes. Il avait beaucoup promis, mais depuis on n’a rien vu venir.
C’est pour vous dire que la violence peut reprendre à n’importe quel moment et il suffit d’une toute petite étincelle pour qu’elle se déclenche encore une fois”.
El-Marsa, l’onde de chocToutefois, ce divorce annoncé entre les populations locales de la région et les vacanciers n’a pas touché seulement Chetaïbi.

Une autre commune, El-Marsa, distante d’une vingtaine de kilomètres de la première, a vécu une fièvre qui fort heureusement n’a pas pris des proportions dramatiques. Si quelques expulsés de Chetaïbi ont décidé de rentrer directement chez eux, et ainsi de mettre fin, prématurément, à leurs vacances, d’autres ont décidé de profiter des quelques jours de “liberté” qui leur restaient et ont pris la destination d’El-Marsa. Avec ses 6 000 habitants, cette commune et ses infrastructures se sont retrouvées trop exiguës pour supporter un flux aussi important. En deux, trois jours, une véritable pénurie de denrées alimentaires a été constatée au grand dam des estivants et surtout des habitants.
Ces derniers n’avaient pas hésité à montrer leur désapprobation, mais sans “passer à l’acte” à l’image de ce qui s’est passé à Chetaïbi. Toutefois tout a basculé samedi dernier. Ce jour-là, un médecin de 32 ans, père de famille, originaire de Azzaba et exerçant à El-Marsa, a perdu la vie après avoir essayé de sauver la vie d’une fille qui était en train de se noyer. Cette dernière a pu être sauvée, mais le fait qu’elle soit une vacancière a suscité beaucoup de réactions auprès de la population.
C’était, selon eux, une raison pour expulser les estivants. évidemment et avec le même “raisonnement” qu’à Chetaïbi, c’étaient les célibataires qui étaient les plus ciblés dans cette nouvelle chasse à l’homme.
Ceux des estivants expulsés et des autochtones qu’on a rencontrés soit à El-Marsa, soit à Annaba ou à Berrahal ont tous eu les mêmes arguments et réactions que ceux qu’on a rencontrés à Chetaïbi. Un bis repetita, qui juste en quelques jours, peut paraître bien surprenant pour ceux qui sont loin de la région ces dernières années, mais qui en réalité, ne vient que confirmer une “tendance”.
Un premier signal avait été donné, il y a quelques années, dans une autre localité côtière. Exactement à El-Kala (El-Tarf), où une rixe entre un gardien de parking et un jeune estivant avait dégénéré en émeutes après le meurtre par un coup de couteau de l’“autochtone”. Les habitants s’en étaient pris à tout étranger se trouvant dans leur ville et les plages se sont rapidement vidées.
C’était en 2004, et voilà que quatre ans après, la région revit le même phénomène mais avec plus d’ampleur et de gravité. à chaque fois, c’est presque le même leitmotiv des habitants. “On tient à notre sécurité et à la préservation de notre horma”, et en face d’eux c’est le mutisme et le mépris total des autorités.
Le retour du tribalisme

Cet état des lieux a aussi engendré une nouvelle donne dont les conséquences risquent d’être des plus dangereuses pour la survie même de la République. Il s’agit de l’énigmatique charte des archs de Khenchela dont beaucoup parlent à l’est du pays et qui signe le retour en force du tribalisme dans notre société. Selon certains habitants de Annaba et de Skikda que nous avons rencontrés, cette charte serait même en train de circuler sous le manteau. Il s’agit ni plus ni moins d’un document qui aurait été élaboré par un imam de la ville de Khenchela, dans lequel il est indiqué les nouvelles “lois” qui devraient régir la vie des membres des archs dans les cas de litige, d’infractions et même de meurtres.
Une sorte de loi au-dessus des lois républicaines et avec des détails des plus surprenants et hallucinants même. Selon nos sources, cette “charte” se targue, entre autres, le droit de trouver des “solutions” autres que la prison pour les meurtres au sein des “tribus” de Khenchela. Ainsi, l’auteur d’un meurtre (sans préméditation) aura à payer 15 millions de centimes à la famille de la victime, par contre l’auteur d’un assassinat (donc avec préméditation) payera lui 60 millions de centimes. Toujours selon les mêmes sources, cette charte va encore plus loin dans ses “recommandations”.
Le cas des viols a été ainsi abordé. Il aurait été indiqué que la sentence à l’encontre d’un violeur serait de l’obliger à se marier avec sa victime, avec une dot de 10 millions de centimes, en plus de payer 15 millions de centimes à la famille de “sa future femme”. Un précédent plus que grave et qui risque de faire des émules. Déjà elle aurait été proposée à d’autres “tribus” des wilayas de l’est et même du sud du pays.Tout ceci se passe comme si l’Algérie n’avait ni loi ni autorité. Et comme la nature a horreur du vide…Au passage, on ne peut omettre l’effet désastreux que revêt tout ce brouhaha sur les politiques de promotion du tourisme. De vocation touristique, nos villes sont devenues des lieux de passage vers la Tunisie. Une seule statistique, que nous a refilée un douanier de Souk-Ahras, donne une idée plus au moins précise. Depuis le début du mois d’août, le poste frontalier tunisien, Oum Tboul, enregistre une moyenne de 8 000 passagers algériens par jour.
S. K.
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Chetaibi : La Canicule ... à 48°C

mercredi 20 août 2008


Chetaibi : La température a atteint les 48 degrés en Algérie

Les services de la météorologie ont expliqué que cette situation caniculaire résulte d'un courant d'air très chaud provenant des régions sud du pays et touchant pratiquement toute la partie nord. Ils ont prévenu toutefois que cette vague de chaleur n'était que passagère puisqu'un retour à la normale était attendu pour le lendemain vendredi. Un week-end caniculaire marqué par des dégâts importants causés par les incendies qui se sont déclenchés dans plusieurs régions du pays.
Les wilaya de l'Est sont les plus touchées et notamment la wilaya de Constantine qui a vécu une chaleur suffocante et insupportable durant la journée de jeudi avec une montée du mercure qui a dépassé les 40 degrés Celsius. Les incendies qui se sont déclenchés à travers les différentes localités de cette wilaya ont dévoré plus de 300 hectares de broussailles, près de 500 arbres fruitiers et 240 ruches d'abeilles en plus de 4.600 bottes de foin.
La journée de jeudi a été particulièrement pénible pour les Constantinois qui ont eu du mal à supporter cette chaleur d'enfer, accentuée par l'humidité résultant de la proximité des deux nouveaux barrages, celui de Béni Haroun au nord et celui de Oued Athménia à l'ouest.
La canicule a fait fuir la majorité des habitants qui ont quitté la ville en quête de fraîcheur sur le littoral de l'Est. Fait inhabituel, à partir de 11h du matin, les rues étaient pratiquement vides et la circulation fluide.
La ville a été recouverte par des nuages de poussières denses rendant quelques fois la visibilité difficile. La région constantinoise était carrément encerclée par de violents incendies qui se sont déclarés aux quatre coins de la wilaya. Ainsi, ce jeudi aux environs de midi, au douar Aïn Dalia, près de Zighoud Youcef, 456 arbres fruitiers, 10 ruches d'abeilles, mille bottes de foin et 300 hectares de broussailles ont été la proie des flammes. Même situation dans la commune de Béni Hamidène, vers 15h30, 18 ha de broussailles, 15 arbres fruitiers, 2.100 bottes de foin et 230 ruches d'abeilles ont également brûlé. Lors de ce sinistre, les pompiers arrivèrent tout de même à sauver deux habitations et 3 écuries menacées par les flammes. Dans la même journée, et à Aïn Bensbaa dans la commune de Hamma Bouziane, 1.500 bottes de foin ont été également détruites par le feu. Les pompiers ont pu, heureusement, sauver quatre habitations et plus d'une vingtaine d'ovins et de bovins. Dans la localité de Benbadis, dans la daïra de Aïn Abid, 15 hectares de broussailles ont été brûlés.
Les wilayas de Annaba et Guelma ont aussi vécu un week-end chaud avec une vingtaine d'incendies de forêts enregistrés et difficilement maîtrisés à cause du vent. Le bilan de la protection civile fait état, en effet, qu'à Annaba, 16 incendies se sont déclarés en début d'après-midi de jeudi dans plusieurs endroits notamment à Seraïdi, Aïn Berda, Benathmane et Chetaïbi et causé la perte de plus de 10 hectares de forêts. Quatre incendies de forêts, dont un était hier toujours en activité, ont été, par ailleurs, enregistrés durant la même période dans la wilaya de Guelma.
Ils se sont déclarés dans les forêts de Bouchegouf, Guelma et Bordj Sabbat. D'importants moyens humains et matériels ont été déployés pour venir à bout de ces sinistres. Le week-end a été aussi chaud dans la wilaya d'El-Tarf avec l'apparition de nombreux foyers d'incendies dont les colonnes de fumée étaient visibles pour certains d'entre eux à partir du CW 118 du côté de Cheffia, Bouhadjar et Aïn Kerma ou de la RN 44 du côté de Boutheldja et à Chihani. D'autres foyers d'incendies se sont déclarés dans les monts de Trelli et Bounefa. Ces feux de forêts conjugués à ceux qui se sont déclenchés dans les wilayas environnantes, comme Guelma et Souk Ahras, ont rendu l'atmosphère irrespirable avec une montée de température jusqu'à 48° en milieu de journée sur la bande frontalière dans les localités de Zitouna, Aïn Kerma et Bouhadjar où les rues de ces grandes agglomérations étaient quasi désertes. Des vents chauds ont soufflé, causant des coupures d'électricité pendant plusieurs heures à travers différentes communes de la wilaya dont Dréan, Boutheldja, Lac des Oiseaux ou Besbès. Toujours à l'est du pays, durant la journée de mercredi, la wilaya de Skikda a vécu ce même sinistre.
Une trentaine d'eucalyptus ont été détruits par le feu au cours de la seule après-midi de cette journée et quelque 12 hectares de broussailles ont également été ravagés par des incendies qui se sont déclarés au niveau des localités de Bouchtata (ouest de Skikda), Djendel (commune de Azzaba) et Ramdane Djamel (sud).
Au Centre, dans la wilaya de Blida, plusieurs petits foyers d'incendies se sont déclarés sur les hauteurs de Djebabra, Sohane et Hammam Melouane. Les montagnes étaient recouvertes d'une fumée épaisse et dès la nuit tombée, des flammes de plusieurs mètres de hauteur étaient observées. Heureusement que l'intervention rapide de la protection civile et du service des forêts a pu venir rapidement à bout de ces feux qui ont quand même détruit plusieurs hectares de forêts et de maquis, faisant aussi augmenter la chaleur dans les villes avoisinantes. Le bilan des ces incendies qui se sont déclenchés ce week-end viennent s'ajouter à celui communiqué par la direction générale des forêts, qui a enregistré entre le 1er juin et le 8 août, 905 foyers ayant parcouru une superficie totale de 6.381 ha dont 2.945 ha en forêts. La même source précise que durant la semaine allant du 2 au 8 août en cours, 281 foyers ayant parcouru une superficie totale de 2.345 ha dont 1.024 ha en forêts ont été enregistrés, soit une moyenne de 40 foyers par jour et de 8,34 haA par foyer.
Dans le région centre du pays, la wilaya d'Aïn Defla vient en tête avec une superficie touchée par les incendies de 1.850,06 ha, suivie de Bouira (287,29 ha) et Médéa (229,15 ha). Pour ce qui est de la région Est, la wilaya d'El-Tarf vient en première place avec une superficie totale ravagée de 569,45 ha, suivie de Constantine (367,5 ha) et Guelma (366 ha). Concernant l'ouest du pays, la wilaya de Relizane a enregistré 146 ha ravagés par les feux, suivie de Chlef (112,9 ha) puis Tlemcen (62,30 haa).

R.N./ Quotidien d'Oran
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