Chetaibi : Le FLN en force à Annaba

samedi 12 mai 2012



Le FLN en force à Annaba




Le dépouillement des 903 urnes s'est achevé, tôt hier matin, avec l'annonce des résultats par Farid Merabet, responsable de la cellule de communication et porte-parole du wali d'Annaba.
Les résultats enregistrés donnent le FLN en tête avec 4 sièges sur les 8 dévolus à la wilaya de Annaba à l'Assemblée populaire nationale. le RND, le Parti des travailleurs, le Parti de Abdallah Djaballah et le Front national du développement se sont adjugé chacun un siège. 

Ces résultats ont nécessité toute une nuit de dépouillement après l'heure officielle de clôture à 20h, jeudi. 208 138 suffrages se sont exprimés sur 428 677 électeurs inscrits, soit un taux de participation de 48,55% pour une wilaya qui compte 12 communes. Celle du chef-lieu de wilaya a enregistré le plus faible taux de participation avec 42,30% suivie d'El Hadjar avec 44,01%. Chetaïbi, la commune côtière et touristique, se classe en tête de liste des plus forts taux de participation avec 62,59%, talonnée par Aïn Berda avec 62,47%. A part quelques incidents insignifiants, prévisibles dans pareille consultation populaire, ces élections législatives 2012 se sont déroulées dans d'excellentes conditions. 
Outre les moyens matériels mis à la disposition des 7 200 encadreurs des 141 centres et 903 bureaux de vote, la wilaya a également assuré toute la logistique pour le déplacement sans aucune restriction des observateurs internationaux et au profit des différents titres de presse écrite et audiovisuelle. Aussitôt clôturé le scrutin à 20h, après l'heure de prolongation décidé par le wali de Annaba au profit des 3 communes les plus importantes en termes de concentration de population (Annaba, El-Bouni et Sidi Amar) à l'effet de permettre aux retardataires d'accomplir leur devoir civique, l'on est passé au dépouillement. L'opération avait été entamée dans les 903 bureaux de vote sous le regard des représentants de la Commission de surveillance des élections, ceux des médias et des observateurs européens, onusiens, arabes et africains. 
Elle a été suivie avec une attention soutenue des représentants de la commission de surveillance. Ceux-ci s'étaient préalablement assuré que le nombre d'enveloppes correspondait à celui des électeurs inscrits sur le registre électoral comme ayant voté. 
Tout au long de l'opération, rien n'est venu perturber le dépouillement qui s'est poursuivi dans un silence complet. Elle intervenait après une journée d'accueil des électeurs, leur orientation vers les bureaux de vote et le passage obligatoire pour le dépôt de l'empreinte des votants. 
Bien avant, l'ambiance était caractérisée par une certaine fébrilité relevée à l'approche de l'ouverture des bureaux et centres de vote. 
Particulièrement durant les 48h qui précédant le vote, où tant sur la place publique que dans les chaumières, les discussions étaient axées sur le scrutin de jeudi et son impact sur l'avenir du pays. 
Le discours prononcé le 8 mai à Sétif par le président de la République avait servi de référence aux uns et autres. 903 urnes avaient été mises en place, scellées avec de la cire. 
Cela avait été réalisé dans chacun de bureaux en présence des membres de la Commission de surveillance des élections. Ils sont tous issus de partis politiques et de listes de candidats indépendants en lice. L'importance de ces élections législatives avait été soulignée par une plus grande implication des jeunes. 
Nombre de ces derniers étaient fiers d'exhiber leur carte de vote comme preuve de leur volonté d'accomplir leur devoir civique. Cet engouement lié à la participation des citoyens à ce modèle d'expression démocratique avait été relevé plusieurs jours auparavant dans les lieux et établissements publics. Même si les plages avaient été prises d'assaut par les baigneurs des deux sexes, Annaba vivait depuis le début du mois de mai au rythme de l'ambiance de veillée d'élections législatives. Tout le monde s'était préparé à cet événement national. 


Ainsi, de la commune chef-lieu de wilaya aux localités des hauteurs et du piémont de l'Edough, comme Seraïdi, Chetaïbi, Oued El-Aneb et Tréat, et de la plaine de Aïn- Berda, Chorfa, El-Eulma en passant par Berrahal jusqu'à Sidi Amar, El-Hadjar et El-Bouni, tout était aux couleurs de l'emblème national. 
Même les enfants scolarisés paraissaient avoir pris bonne note des enseignements inculqués par leur maîtres quant à la finalité de ces élections législatives et leur importance pour l'avenir du pays. 
Le même esprit de concentration avait été enregistré du côté des jeunes des deux sexes. Tous avaient mis en sourdine leur MP3 et autres gadgets. Ils se devaient de mieux s'imprégner des actions que via leur programme respectif, les candidats des partis politiques et ceux des listes indépendantes s'engagent à mettre en application pour la prise en charge des préoccupations de la jeunesse. Tout était également discussion autour du discours prononcé le 8 mai à Sétif par le président Bouteflika. 
Et c'est justement parce qu'il s'est engagé à apporter des améliorations dans les conditions de vie des citoyens, que plus de 44% de la population avait favorablement répondu à son appel à se rendre aux urnes. Mila : le RND et le FLN dominent les débats Fin du périple électoral. La wilaya de Mila a enregistré un taux de 43,58%. Que faudrait-il déduire de ce résultat moyen ? Les citoyens ne seraient-ils pas intéressés par ce scrutin ? Quelle explication possible à cette abstention par de près de 269 312 citoyens inscrits sur les listes électorale ? Le manque de crédibilité semble à l'origine de ce renoncement, si l'on en juge par les déclarations de la plupart des personnes que nous avons interviewées. «Beaucoup de promesses nous ont été faites, sans pour autant être tenues», vous rétorqueront les partisans du boycott. 
Aussi, cette abstention pourrait éventuellement être confortée par la faillite des candidats en lice qui, au cours de leur campagne électorale, avaient usé d'une rhétorique du déjà vu qui ne pouvait aucunement convaincre les sceptiques. Et pourtant, «toutes les conditions ont été réunies pour la réussite de ces élections» avait déclaré Abderrahmane Kadid, wali de Mila, après avoir déposé son bulletin de vote au centre Saïdanï-Saïd (à Mila). En matière de ressources humaines, plus de 10 121 personnes ont été mobilisées, tous domaines confondus, dont près de 456 agents de la Protection civile, renforcés par 9 centres des unités opérationnelles. Pour ce qui est des autres préparatifs, 783 véhicules ont été réquisitionnés pour le transport des populations des zones rurales et enclavées. Sur le plan infrastructurel, on note 361 centres de vote dont 143 situés en milieu urbain et 128 en milieux rural, soit 1 188 bureaux. Par ailleurs, et afin d'assurer de la transparence à ce scrutin, outre la commission chargée de la supervision des élections avec ses 4 membres et ses 52 auxiliaires, notons la présence de 7 observateurs étrangers (2 de l'UE, 2 de l'UA et 3 de la Ligue arabe). Côté candidature, plus de 50% des candidats ont une moyenne d'âge qui varie autour de la cinquantaine. Parmi les 507 candidats des 39 listes, 145 sont de sexe féminin. Faut enfin relever que sur les 766 886 habitants que compte la wilaya de Mila, 477 321 (dont 426 763 hommes et 230 558 femmes) constituent le corps électoral. Nous mettons le cap sur Tadjenant. Rendez-vous nous est donné au centre Djemaoune-Aïssa. Là, nous avons rencontré Mme Saâd Azzam M'Barka, veuve Drif. 
Agée de 116 ans, elle n'a pas raté ce rendez-vous. Le regard vigilant, cette dame conserve encore l'essentiel de ses facultés, exception faite de son ouïe. Mère de deux chouhada, elle demeure parmi les fervents défenseurs de la participation. A son arrivée au centre Djemaoune, elle a été accueillie comme une star, focalisant l'attention des personnes présentes jusqu'à ce qu'elle quitte les lieux. Nous rendons visite, ensuite, au chef de daïra de Tadjenant. Ce dernier fait le point sur la situation. A 9h, le taux de participation avoisinait les 2,4%. Vers midi, il passe à 11,89%. Cette baisse en début de scrutin est constatée à travers presque tout le territoire de la wilaya. Certains sont pris par les travaux agricoles, alors que les femmes préfèrent voter l'après-midi après avoir achevé leurs tâches ménagères. 
Ainsi, s'attendrait-on à une croissance du taux de participation le soir. A Benyahia, commune situé au nord-ouest, ainsi qu'à Bouhatem, les taux étaient assez élevés par rapport aux autres localités, respectivement, 35% et 30% vers 14h. Et l'on s'attend à des taux élevés à la fermeture, car, nous dit-on, les citoyens de ces régions se sont toujours illustrés par leur participation. 
A Benyahia, l'occasion nous est donnée de rencontrer un émigré algérien qui vient de voter pour la première fois en Algérie. Ce dernier a pleinement exprimé sa joie d'avoir participé à cette échéance. De Bouhatem nous nous dirigeons vers Ferdjioua. Au plus grand centre du chef-lieu, Attia-Saâdi, le taux de participation était également de 30% à 15h. Là, nous rencontrons une observatrice de la Ligue arabe qui venait de visiter les localités de Mila, Beni Guecha, Tiberguent, Ferdjioua, avant de se rendre à Aïn Beïda Ahriche, Bouhatem et Bouslah. 
Nous aurions souhaité l'interviewer sur le déroulement du scrutin, mais nous avons vite déchanté. «On a peur de vous les journalistes», a-t-elle rétorqué à l'un de nos confrères. J'aurai aimé lui poser une question, mais la sagesse de mon compagnon l'a emporté sur mon impulsivité. 
Enfin, pour ce qui est des résultats finaux, les premiers des dépouillements, enregistrés vendredi à 10h du matin, indiquent que le RND et le FLN dominent encore la scène politique, alors que la surprise est venue du MCL qui a décroché deux sièges avec ses 11 000 voix. Quant au classement, nous retrouvons le RND en tête avec 3 sièges et 32 400 voix, suivi par le FLN (3 sièges et 32 100 voix), le MLC (2 sièges et 11 000 voix), le AHD54 (1 siège et 9 500 voix) et l'Alliance verte AAV (avec 1 siège).
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Chetaibi : 3 militaires blessés

lundi 30 avril 2012

Chetaibi : 3 militaires blessés à Chetaïbi

 le 30.04.12

 Une bombe artisanale à aiguilles a explosé, jeudi après-midi, à proximité du lieudit Aïn Bouziane et Sidi B’noud, dans la daïra de Chetaïbi, wilaya de Annaba, apprend-on de sources sécuritaires. La déflagration a fait trois blessés parmi les militaires, dont deux ont dû être amputés des jambes ; le troisième, quant à lui, a été gravement blessé à l’épaule gauche. Les trois victimes sont actuellement prises en charge par un staff médical à l’hôpital militaire de Constantine. En opération de ratissage depuis plusieurs mois dans cette zone enclavée à la poursuite d’un groupe de terroristes armés, le groupe de militaires appartenait aux forces spéciales. «Ils ont marché sur l’engin de la mort qui était soigneusement enfoui au milieu d’un sentier étroit. La forte explosion a atteint gravement trois militaires qui ont été immédiatement transférés vers l’hôpital militaire de Constantine», déplorent les mêmes sources.

http://www.elwatan.com/actualite/annaba-3-militaires-blesses-a-chetaibi-30-04-2012-168778_109.php


 Mohamed Fawzi Gaïdi
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Chetaibi : Nostalgie de la Fontaine Romaine des 70

dimanche 8 avril 2012

La Fontaine Romaine en couleur...
Une petite fille qui se baigne...
Nous sommes dans les années 1970.

Nostalgie...
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Z Gaa, perspective de développement ????




Z’gaâ, l’autre localité oubliée

Par : Badis B.

Située dans le prolongement des monts de l’Edough et construit sur le flanc d’une montagne qui domine la fantastique baie Ouest de Chetaïbi réputée mondialement, la localité de Z’gaâ, située à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Annaba, est un merveilleux tatouage architectural épousant les traits de la nature et mariant la montagne à la mer.

Cependant, ce paradis terrestre à vocation touristique par excellence, à environ 7 kilomètres sur les hauteurs du golf de Chetaïbi, est malheureusement, après plus de 50 ans d’indépendance, une zone enclavée où vivent près d’un millier d’habitants livrés totalement à eux-mêmes. Véritable havre de paix, région féerique pour le visiteur, qui est vite repéré, il n’est, cependant, pour ses habitants, qu’une région enclavée et déshéritée où sévit une misère noire, le chômage et le “spleen” des jeunes, qui n’ont, en réalité, de rêve que pour le “bled” (la ville), autrement dit Chetaïbi, Berrahal ou Annaba. Pour beaucoup de villageois, l’exode est la seule issue. Ainsi, Z’gaâ est fui par les siens. D’abord par les aînés qui ont déjà montré le chemin et tant pis s’ils ont opté pour le béton des “HLM” et la pollution industrielle. Maintenant, c’est autour des jeunes écoliers et lycéens qui vont étudier, notamment à Chetaïbi et Berrahal, et dont beaucoup ne voudront plus revenir. La population locale a beaucoup à dire sur les difficultés de la vie de tous les jours. Au problème de chômage qui se pose avec acuité d’année en année, s’ajoute celui de l’approvisionnement en gaz butane et surtout celui de l’alimentation en eau potable et du logement. Sur ce dernier point, les habitants n’ont jamais été lotis. En cinquante ans d’indépendance, seul un projet de 95 logements en type rural a été lancé, mais qui n’a, jamais au grand désarroi des bénéficiaires, vu le jour. “Nous avons procédé au virement de notre quote-part en 2005. Un entrepreneur a entrepris des travaux quelque temps plus tard. Cependant, après avoir installé les semelles et les amorces poteaux, il n’a plus donné signe de vie. Nous avons frappé à toutes les portes, mais nous n’avons pas trouvé d’oreilles attentives à notre doléance”, explique un père de famille, installé dans un gourbi d’une autre époque.
Mieux encore, seuls trois projets ont été réalisés sur les lieux depuis l’indépendance. Il s’agit d’une salle de soins nouvellement mise en service, une école primaire, aujourd’hui a moitié vide et un château d’eau à sec depuis trois ans. Pour se déplacer vers Chetaïbi, les habitants n’ont à leur disposition qu’une seule navette.
Un bus “scolaire” qui passe le matin pour réapparaître dans l’après-midi. Comme également il n’a jamais été question depuis des années de compter sur les fruits de la terre, Z’gaâ étant une région montagneuse où l’on constate seulement quelques parcelles insignifiantes sous exploitées au demeurant, contre des milliers d’hectares de zen, de chênes-lièges et de maquis. Le travail de la terre est difficile dans cette région. Un autre travail est pratiquement impossible à trouver dans les lieux. Censé être destiné aux populations rurales, le programme national de développement rural n’a, paradoxalement, jamais touché la population montagnarde de Z’gaâ. Pour les habitants, un minimum de ce programme qui vise, rappelle-t-on, plusieurs objectifs notamment l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, grâce à la création de diverses activités agricoles allant de l’arboriculture à l’apiculture en passant par la construction de poulaillers et l’élevage de bétail, aurait certainement permis, à la fois, la fixation des habitants de Z’gaâ sur leurs terres et une vie meilleure. Vue de l’extérieur, la localité de Z’gaâ qui domine à la fois l’île Saint-Piastre bleue et une partie des gigantesques monts de l’Edough, est un véritable tableau de maître. Vue de l’intérieur, elle incite à tirer la sonnette d’alarme.


B. B

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Chetaibi : Oued El Ghlem Région toujours enclavée en 2012 ?

samedi 18 février 2012


Chetaibi : RÉGIONS ENCLAVÉES À ANNABA

Les habitants veulent des routes et des vivres
Par Wahida BAHRI - Samedi 18 Fevrier 2012

Des conditions climatiques exceptionnelles et des fortes chutes de neige que les habitants découvrent pour la première fois.
«On est plus mal lotis que les habitants du chef-lieu de la commune de Annaba!». C'est le cri de protestation d'un habitant du village d'Oued El Ghlem dépendant de la daïra de
Chétaïbi.
Ce village enclavé est situé à 50 km du chef-lieu de la wilaya de Annaba. Cette distance de piste devient infranchissable pendant la saison froide, encore plus quand il neige.
La région est coupée du reste de la wilaya pendant plusieurs jours.
A ces condition climatiques dures s'ajoute le marasme d'une situation économique et sociale. Oued El Ghlem, semble s'être accaparé l'image archétype de Annaba enclavée. Mais il n'y a pas uniquement Oued El Ghlem, il y a aussi Aïn Essaïd, El Horaicha, Romenettes, Aïn Barbar et les autres agglomérations et localités des différentes daïras de la wilaya où la quasi-totalité des localités sont enclavées.

Lors de dernières intempéries, à Oued El Ghlem, une femme enceinte a eu des douleurs d'accouchement pendant trois jours et l'on craignait pour sa vie. On a décidé pour la sauver de la faire transporter à l'hôpital Ibn Rochd, mais la route était coupée par la neige et la boue qui rendait la piste impraticable. «On a dû utiliser un tracteur appartenant à un habitant du village pour transporter la patiente», déclare Bachir, commerçant. Le tracteur était devenu le seul recours pour des habitants dans la détresse.

La jeune femme de 29 ans, s'appelle Aïcha. Le tracteur, après quelques kilomètres, s'est embourbé sans possibilité d'avancer. Les hommes qui avaient accompagné le tracteur, faisant preuve d'une grande endurance, marchant à pied pour dégager au fur et à mesure la route de la neige en usant de pelles, ont exécuté un travail héroïque défiant le froid et la boue en transportant la jeune femme pour atteindre le bout de la route où la voiture attendait. Finalement, la femme a été sauvée et a donné naissance à un bébé de sexe masculin. Bien qu'il s'agisse d'un happy end, l'histoire a déclenché un mouvement de colère dans les villages enclavés. «L'événement n'a fait que raviver des mauvais souvenirs car, souvent, les mêmes histoires se répètent du fait de l'absence de routes» soutient le commerçant.
Au cours de notre présence sur les lieux, nous avons fait un tour sur place dans le même village et on a rapporté une vision d'enclavement dont on n'a eu de cesse de signaler, depuis des années, divers aspects, de l'histoire dudit village et des autres dont, le plus choquant reste ces écoliers sans transport scolaire, effectuant des kilomètres, sous la pluie et la neige, supportant le poids du froid sur leurs frêles épaules.
Bachir Allaoui, habitant à Oued El Ghlem, explique que c'est grâce à l'élan solidaire des habitants de cette bourgade, que la jeune mère a été sauvée, sinon elle serait restée coincée dans le village, voire mourir vu l'état des routes d'une part, et l'absence de points de santé, pouvant prodiguer les premiers secours dans de telles circonstances, d'autre part.
Et puis, les conditions climatiques dont les chutes de neiges, que les habitants ont vu pour la première fois de leur vie.
Mais, au-delà de leur l'initiative, les habitants de toutes les localités enclavées, qui ont tenté de rouvrir le trafic, des chemins et sentiers de leurs bourgades, savaient qu'après le départ des engins, ce serait encore le statu quo...
A cause de l'absence de voirie, la détresse des malades s'accentue par l'éloignement de l'hôpital. La fermeture des écoles prive les enfants de cours, les prix de certaines denrées de première nécessité sont exceptionnellement chers, la bonbonne de gaz butane vendue entre 1000 et 1500 DA, par endroits. Les produits agricoles comme la pomme de terre notamment sont dépréciés car les agriculteurs, faute de route pour acheminer eux-mêmes leurs produits, ouvrent le champ à la spéculation. Et les mandataires sans scrupules font saigner à blanc les consommateurs, etc. «Cela fait 20 jours que les intempéries persistent rendant notre quotidien pénible», affirme Ramdane, un homme âgé mais lucide habitant le village de Aïn Barbar.
Tous ces habitants fiers disent ne vouloir qu'une chose: «La route! La route! La route seule! Rien que la route!».
Jamais on n'évoque l'idée d'une aide matérielle quelconque qui pourrait laisser entrevoir un soupçon de misérabilisme. On ne désire que ce qui est garanti sur le plan humanitaire. La route, c'est évident, est un droit inaliénable.
Les douleurs de Hadjer, cette petite fille de 13 ans, soufrant d'insuffisance rénale, ont déclenché un vent de colère et d'indignation.
Et du coup la médiatisation du village de Aïn Barbar, dans la commune de Séraïdi, semble avoir poussé les habitants d'un autre village, Bouzizi, à revendiquer eux aussi la réouverture de la route. Pour l'heure, le froid, la pluie et la neige se font tenaces et les populations des zones enclavées, demeurent coupées du monde.
L'élan de solidarité des citoyens et des pouvoirs publics tente de satisfaire des besoins à travers des cellules de crise mises en place ici et là. Mais c'est juste pour parer à des situations de grande urgence. Du reste, pour compléter le tableau, il faut signaler le manque crucial d'infrastructures, d'établissements sanitaires, la défectuosité du réseau routier, pour ne citer que ces défaillances.
Les intempéries ont également mis à nu les lacunes d'une gestion qui n'a d'objectif que soigner la devanture de la wilaya, négligeant pour autant les villages de Annaba profonde.
Ce qui est en grande partie, à l'origine de la détresse des habitants des bourgades éloignées.
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Chetaibi : Le dernier bastion?

mercredi 8 février 2012


Chetaibi : Un groupe de terroristes encerclé dans les monts de l’Edough

Par : Badis B.

Selon les habitants de cette localité, la vaste opération de ratissage menée par les forces de l’ANP dans le maquis de l’Edough depuis une quinzaine de jours se poursuivrait toujours.
L’assaut final avait pourtant été donné et était intervenu il y a trois jours après que des frappes aériennes ont été dirigées, trois jours durant, sur les positions supposées abriter le groupe de terroristes, mené rappelons-le par l’”émir” Hannachi, un sanguinaire du quartier populaire de Sidi Salem. Nos sources affirment que le versant de Sidi-Bnoud autant que la zone d’Oued-El-Ghanem, réputés pour leurs reliefs accidentés et très boisés, ont été passés au peigne fin. Il semblerait, cependant, que le groupe de terroristes, dont le nombre reste indéterminé et que les militaires cernaient dans la région boisée de Sidi-Bnoud, à quelques encablures de Chetaïbi, 60 km à l’ouest de Annaba, a pu fuir les lieux, affirment nos sources. Celles-ci estiment toutefois que les fuyards se seraient réfugiés dans les régions d’Echahiba ou Sidi Boumediene, toujours dans l’immense couvert végétal de l’Edough, ce qui leur laisse très peu de chance de franchir impunément le cordon sécuritaire mis en place tout autour. Au total, quatre casemates ont été découvertes et détruites lors de cette opération de ratissage qui a fait malheureusement deux morts et un blessé au sein des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP).
En effet, l’accrochage, qui a eu lieu dans la matinée de samedi 21 janvier à Oued El-Ghanem, entre des militaires et un groupe de terroristes, a fait un mort et un blessé parmi les éléments de l’ANP. Un officier commandant du 144e bataillon de Béjaïa, a été blessé lors de l’affrontement et devait décéder lors de son évacuation vers l’hôpital militaire de Constantine.
Nous apprenons des mêmes sources que les parachutistes, en charge de cette opération de ratissage, qui ont installé, pour la circonstance, leur QG au niveau du camp des colonies de vacances de l’ex-SNS, près du centre de santé de Chétaïbi, viennent d’être renforcés en moyens humain et matériel et sont toujours sur les lieux. À rappeler enfin que le groupe de terroristes a été localisé sur les lieux au lendemain de l’arrestation de trois terroristes dans un appartement de la cité FLN, au cœur d’Annaba.


B. B

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Chetaibi : Le terrorisme tue !

mardi 7 février 2012




Un jeune militaire succombe à ses blessures à Sidi Bnoud (Chetaïbi)

le 06.02.12 | 01h0

Un jeune sergent est décédé avant-hier à l’hôpital militaire de Constantine après avoir marché sur une bombe artisanale lors d’un important ratissage que mènent depuis près d’un mois les forces de sécurité sur les hauteurs de Sidi Bnoud et le versant d’El Oueldja, dans le prolongement du mont de l’Edough, à Chetaïbi (wilaya de Annaba), apprend-on de sources sécuritaires. Ce qui porte à deux morts le bilan de cette opération à la poursuite d’un groupe armé, conduit par le sanguinaire Hannachi, un terroriste de la localité de Sidi Salem (Annaba).

Originaire de Batna, ce jeune sergent de 24 ans a succombé à ses blessures après l’amputation de ses deux jambes.
L’arrivée de la vague de froid et la neige qui couvre pratiquement tout les reliefs a compliqué davantage l’opération de recherche des terroristes qui, depuis trois jours, ne se sont pas manifestés. Le groupe terroriste serait toujours dans les gigantesques monts de l’Edough, très probablement dans les régions d’Echahiba ou de Sidi Boumediène. Cependant, le triple cordon sécuritaire qui quadrille toutes les issues plaide pour sa présence dans des zones proches.

Gaidi Mohamed Faouzi
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